LE CHAT DE LA STREET T.V.

mercredi 20 mars 2013

PALESTINE : Samer Issawi, lettre d'un résistant en grève de la faim depuis 8 mois dans les prisons israéliennes

La déclaration suivante a été faite par Samer Issawi et postée sur sa page Facebook par son avocat Fawwaz Shloudy. Elle a été traduite de l’arabe à l’anglais par Shahd Abusalama et de l’anglais au français par Chris.




 "En ce qui concerne l’offre, faite par l’occupant israélien, de me déporter à Gaza, j’affirme que Gaza fait indéniablement partie de mon pays et son peuple est mon peuple. Cependant, je rendrai visite à Gaza quand j’en aurai envie et quand je le déciderai, car elle fait partie de mon pays, la Palestine, dans lequel j’ai le droit d’aller ou bon me semble, du nord au sud. Je refuse catégoriquement d’être déporté à Gaza, car cette pratique ne fait que raviver l’amer souvenir des expulsions que notre peuple palestinien a subies en 1948 et 1967. 

Nous luttons pour la liberté de notre pays et pour le retour chez eux de ceux qui sont réfugiés -que ce soit en Palestine ou en exil -pas pour leur ajouter d’autres déportés. Cette pratique systématique, par laquelle israel cherche à vider la Palestine de ses habitants palestiniens pour les remplacer par des étrangers n’est rien d’autre qu’un crime.

Par conséquent, je refuse d’être déporté et je n’accepterai d’être libéré qu’à Jérusalem car je sais que l’occupant israélien tente de vider Jérusalem de ses habitants pour que les Arabes deviennent une minorité.

La question de la déportation n’est plus une décision personnelle. Il s’agit au contraire d’un principe national. Si chaque détenu accepte, sous la pression, d’être déporté loin de Jérusalem, la ville finira par être totalement dépeuplée.

Déclaration de Samer Issawi, en grève de la faim depuis plus de 8 mois, sur la question de la 'déportation'Je préfère mourir sur mon lit d’hôpital que d’être déporté loin de Jérusalem. Jérusalem est mon âme et ma vie. M’arracher à elle serait arracher mon âme à mon corps. Ma vie n’a pas de sens, loin de Jérusalem. Aucun endroit sur terre ne sera capable de m’accueillir comme Jérusalem. C’est donc à Jérusalem que se fera mon retour et nulle part ailleurs. Je conseille à tous les Palestiniens de s’attacher à leur terre et à leurs villages et de ne jamais céder aux désirs de l’occupant israélien. Je ne vois pas cette question comme une cause personnelle concernant Samer Issawi. C’est une question nationale, une conviction et un principe que devrait avoir chaque Palestinien qui aime le sol sacré de son pays.

Je termine en affirmant pour la millième fois que je poursuis ma grève de la faim jusqu’à la fin, soit la liberté et le retour à Jérusalem, soit le martyre ! tacher à leur terre et à leurs villages et de ne jamais céder aux désirs de l’occupant israélien. Je ne vois pas cette question comme une cause personnelle concernant Samer Issawi. C’est une question nationale, une conviction et un principe que devrait avoir chaque Palestinien qui aime le sol sacré de son pays.

Je termine en affirmant pour la millième fois que je poursuis ma grève de la faim jusqu’à la fin, soit la liberté et le retour à Jérusalem, soit le martyre ! "
 source : ism-france.org

La Cour de Magistrature du régime sioniste maintient Samer Issawi en prison

Par ISM-France
Suite à la requête de son avocat Jawad Bulous de le libérer, la Cour de la Magistrature en séance aujourd'hui à Al-Quds occupée a décidé que Samer Issawi, en grève de la faim depuis plus de 200 jours, restera en prison. Issawi est entré au tribunal en fauteuil roulant, encerclé par des gardiens armés. A la question du juge lui demandant dans quel état il était, il a répondu "d'une voix faible qu'il souffrait et qu'il était mourant," a déclaré Jawad Bulous.


Samer Issawi pendant l'audience (photo Oren Ziv/Activestills)

La mère d'Issawi a fait un malaise lorsque le juge a annoncé que son fils resterait en prison jusqu'à la prochaine audience, fixée dans un mois.

Des centaines de Palestiniens dans les geôles de l'occupation ont fait une journée de grève de la faim ce mardi en solidarité avec Issawi et les trois autres prisonniers grévistes, Tareq Qa'adan, 40 ans, de Jenin, Ayman Sharawna, 36 ans, d'Al-Khalil/Hébron, et Jaafar Azzedine, 41 ans, de Jenin.


Photo
Le mère d'Issawi vient de faire un malaise à l'annonce du maintien de son fils en prison (photo Sliman Khader)


 source : ism-france.org





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